Thursday, September 22, 2011

Brigitte Burckel, Alsacian Serial Killer - 1875


Note: Some sources use the spelling "Burkel," others use "Buerckel."

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FULL TEXT: A young woman whom the French, with all their chauvinism, would probably not like to claim as a country woman, has just been tried for poisoning at the Strasbourg Assizes. Her name is Brigitte Burckel, and she is described as a pure Alsacienne, possessing all the beauties of her race. She appeared in court dressed in the traditional costume, which has become so popular in Paris since the loss of Alsace. Brigitte seems to have been very fond of married life, but unfortunate does not appear to have met with a husband entirely suited to her tastes.

Her first venture was with an honest laborer named Hochstetter, who died before the honeymoon was over. She next married a young French soldier on his return from captivity in 1871, and he also died a few months after the wedding. She then looked out for a third husband, but failed to find him, and in order to console her second widowhood made the acquaintance of a tradesman named Schaal. But Schaal was married, and his wife was in the way. Brigitte secretly resolved to get rid of her. She went to a chemist’s and asked for some arsenic to kill her rats, but the chemist refused, however, he gave her a phosphorus paste, which he said would answer her purpose just as well, and it did – though not in the way the unsuspecting chemist intended.

She then called on Madame Schaal, with whom she had managed to get on terms of intimacy, and proposed that they should make some cakes and have a jollification to amuse the children. The offer was accepted, the cakes were made, and Brigitte managed to put some of her phosphorous paste into two of them. These were, of course, given by the beautiful Alsacienne to the wife of her lover. At first she declined to eat them, but her little boy pressing her, and telling her “how nice they were,” she gave way. The next morning Madame Schaal was found to be ill, and Brigitte volunteered to tend her.

The doctor was called in, and was at the point of curing her, when the Alsacienne procured another “remedy” in the shape of a mixture for killing flies, which she put in her victim’s medicine, and finished by killing her outright. The doctor, however, suspected the symptoms of his patient, and insisted on a post-mortem examination, which led to the discovery of the crime.

Brigitte did not attempt to screen herself, but confessed her guilt in the calmest and most candid manner. The police now thought that this was not her first achievement in the art of poisoning, and ordered her deceased husbands’ bodies to be exhumed, when traces of poison were found in both of them. The prisoner did not offer any excuse for the triple crime, and the court sentenced her to death. She received the judgment with a smile.

[“A Female Poisoner.” Brownstown Banner (In.), Mar. 25, 1875, p. 6]

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Victims:

M. Hochstetter, husband no. 1, expired during honeymoon
French soldier, husband no. 2, died a few months following marriage
Madame Schall, a “wife in the way,” died Mar.(?) 1875

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FULL TEXT: La cour d’assises de Strasbourg vient de condamner à la peine de mort Brigitte Bürckel, accusée de cinq empoisonnements.

Veuve une première fois d’un brave cultivateur, nommé Hochstetter, elle avait épousé, en 1871, un jeune soldat français qui revenait d’Allemagne, Antoine Kirmann. Ce second mari mourut à vingt-cinq ans, après seize mois de mariage, sans qu’on pût s’expliquer qu’elle était sa maladie.

En 1873, Brigitte eut des relations avec un négociant nommé Schaal. Celui-ci était marié et avait promis à Brigitte de l’épouser si sa femme venait à mourir.

Brigitte se le tint pour dit, et, quelques jours après, elle entra dans une pharmacie de Fegersheim et y demanda de la mort-aux-rats:

— Je ne veux pas du phosphore, dit-elle, mais une farine blanche; c’est meilleur.

Elle prétendait demeurer à côté de l’eau et être beaucoup tourmentée par les rats, qui lui couraient sur le visage.

Le pharmacien refusa la farine blanche et offrit de la pâte phosphorée, lui assurant qu’elle ferait le même, service. Invitée à inscrire son nom sur le registre des poisons, elle déclara ne pas savoir écrire.

Le pharmacien refusant de lui délivrer le phosphore, elle se décida enfin, et inscrivit assez couramment le nom de Louise Bitmann. Elle questionna le pharmacien sur la nécessité de cette inscription, et celui-ci répondit en riant:

— Si on empoisonne quelqu’un à Gelposheim, ce sera vous qu’on arrêtera.

— Vous pouvez être tranquille, dit-elle, je-ne suis pas assez mauvaise pour empoisonner quelqu’un.

Revenue à Gelposheim, elle proposa à Mme Schaal de faire des beignets. La pâte fut préparée et le soir elle mit dans la poêle le premier beignet après l’avoir enduit de la pâte phosphorée. Après quoi, d’après le dire des deux petits Schaal, elle tira de sa poche un morceau de sucre, le racla, recouvrit le gâteau d’une forte couche de sucre — et le donna à manger à Mme Schaal. Un des enfants Schaal, une petite fille, ayant demandé à sa mère un morceau de ce beignet, Brigitte la repoussa en lui disant:

— Ta mère peut bien manger seule!

Mme Schaal mangea donc tout le beignet, et partagea avec ses enfants.et Brigitte les autres beignets, qui furent cuits, mais cette fois sans sucre. Brigitte avait eu soin de bien nettoyer la poêle.

Le lendemain matin, Mme Schaal était tourmentée de coliques et d’envies de vomir; elle croyait avoir du soufre dans la gorge. Puis les douleurs devinrent plus vives; elle eut des vomissements fréquents, elle se plaignit à plusieurs reprises « qu’elle sentait comme du soufre se dégager de son estomac.» Elle fut obligée de se coucher.

Enfin son état s’aggrava au point que, vers le soir, son mari consulta le médecin de Fegersheim, qui passàit par hasard, et qui prescrivit quelques remèdes. Brigitte; veillait auprès de la malade et lui donnait les médicaments prescrits. Dans le courant de la journée, elle avait acheté chez l’équarrisseur de la « pierre à mouches » en poudre fine, elle voulait, comme elle prétendait, s’èn servir contre les mouches. En réalité, c’était pour donner le coup de grâce à sa victime. Cette « pierre à mouches » est du cobalt avec une certaine proportion d’arsenic; combinée avec les acides qui se trouvent dans l’estomac, elle agit comme un poison violent.

Après trois jours d’horribles souffrances, la victime expira. Du reste, Brigitte avait bien prévu cette issue fatale; des témoins l’avaient entendu dire if différentes reprises:

Elle mourraelle a la même maladie que mon Antoine elle mourra avant dimanche.

Jusqu’à ce moment, elle avait su conserver un calme remarquable; mais quand elle entendit parler d’autopsie, elle fut saisie de terreur.

— C’est une honte, dit-elle, ils ouvrent le cadavre; s’ils trouvent quelque chose, ils diront que c’est moi la coupable.

A quoi la femmé Obser répondit :

— Mais s’ils ne trouvent rien, ce sera un honneur pour vous.

Déjà, pendant la maladie de Mme Schaal, la rumeur publique faisait passer Brigitte pour une empoisonneuse, le sieur Obser ne voulut pas lui permettre d’assister à l’enterrement.

Elle fut arrêtée et avoua, au cours de l’instruction, qu’elle avait empoisonné Mme Schaal pour se mettre à sa place.

Les cinq médecins et chimistes cités comme experts s’aecordent à reconnaître qu’il y a eu empoisonnement. D’après eux, la quantité de phosphore donnée à la victime, et dont on a trouvé des traces évidentes, aurait suffi, même sans arsenic, à amener la mort.

Les mêmes symptômes s’étant montrés chez- le second màri, mort trois ans auparavant, on a supposé que Brigitte l’avait empoisonné également. En conséquence, l’exhumation du cadavre a été ordonnée. La décomposition était fort avancée; on ne retrouva que des restes informes, qui furent soumis à l’analyse chimique. On constata la présence d’arsenic, mais en quantité minime; quant au phosphore, on ne pouvait plus espérer en retrouver de traces. L’empoisonnement est donc vraisemblable, sans qu’on puisse toutefois l’affirmer avec certitude.

Devant le jury, Brigitte a montré un sang-froid parfait.

Elle n’a point dit qu’elle se repentait, et n’a pas paru le moins du monde comprendre l’énormité de son crime.

Elle a été condamnée à la peine de mort.

[“Cinq Empoisonments. Justice Criminelle. Cour D’assises De Strasbourg.” Le Petit Journal – Des Tribunaux (Paris, France), Mar. 14, 1875, p. 1]

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For links to other cases of woman who murdered 2 or more husbands (or paramours), see Black Widow Serial Killers.

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